La cause de l’hyperactivité (TDA/H)

L'erreur à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif

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L’erreur à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif.

LA CAUSE DE L’HYPERACTIVITE (TDA/H)
Les erreurs à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif

Table des matières

LA MATURATION PULSIONNELLE
LA CAUSE DE L’HYPERACTIVITE
1. Introduction
2. La sphère intime
3. L’appareil pulsionnel
4. Le traumatisme à l’origine de l’hyperactivité
5. Les erreurs à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif
LA THEORIE DE L’ATTACHEMENT DE J. BOWLBY POUR EXPLIQUER L’HYPERACTVITE
LA CAUSE PRINCIPALE DE L’AGRESSIVITE
CE QU’ILS EN DISENT (Françoise Dolto, D. W. Winnicott, B. Grunberger)
L’EDUCATION DU PETIT ENFANT SANS JOUETS ARTIFICIELS
LE DOUDOU ET L’ECOLE

LA MATURATION PULSIONNELLE

Regardons l’évolution générale d’un enfant au 19ème siècle. Vers un an,
l’enfant apprend à marcher. Vers 2 ans, il commence à parler. Vers 2, 3 ou 4
ans environ, il fait l’apprentissage du manque, de l’envie, de la patience
et du renoncement. Comment ces apprentissages se font-ils? Ils se font tout
naturellement en regardant autour de lui. L’enfant voit par exemple qu’un
autre enfant a un vélo. Il prend donc conscience que l’autre enfant a un
vélo. Il prend ensuite conscience que lui-même n’a pas de vélo
(apprentissage du manque). Ensuite viendra spontanément l’envie d’avoir un
vélo (apprentissage de l’envie). Cette envie grandira progressivement
jusqu’à devenir une souffrance (l’enfant crève d’envie d’avoir un vélo).
Comme cette envie trop forte le fait souffrir, il apprendra à modérer son
envie, à patienter (apprentissage de la patience) et éventuellement à
renoncer. Il faut bien remarquer que ces apprentissages se font très
progressivement et sur une longue période (plusieurs mois). Ces
apprentissages, et principalement celui de la patience et du renoncement,
sont absolument essentiels au processus de maturation pulsionnelle de
l’enfant. La patience équivaut à savoir dominer ses pulsions, à pouvoir
rester libre envers les objets et à ne pas en être dépendant.
Voyons maintenant l’évolution désordonnée d’un enfant de notre époque. A
l’âge où il tète encore, on lui met un animal en peluche dans son berceau. A
six mois, à 1 an, il a toujours un animal en peluche dans son lit, de même
que dans son parc, et dans sa chambre plein de jouets. Le bébé s’habitue et
s’attache à ses jouets AVANT d’avoir fait l’apprentissage du manque, de
l’envie de la patience et du renoncement. L’éducation est donc mal ordonnée;
l’ordre naturel n’est pas respecté. Vers 2 ans, l’enfant est vraiment très
attaché à son doudou (doudou = objet d’attachement, souvent un animal en
peluche, une poupée, mais aussi d’autres choses); il y tient plus que tout
au monde. Il suffit alors que quelqu’un lui prenne son doudou (contre son
gré) pour que survienne le drame. Le petit enfant crie, il pleure. Le petit
enfant est brutalement confronté au manque, à l’envie. L’apprentissage de la
patience et du renoncement se passe mal car il est très attaché à son
doudou; de plus il y a un agresseur (celui qui lui prend son doudou); de
plus il est très jeune (donc très fragile), et aussi son sentiment de
propriété est bafoué. L’enfant n’éprouve pas une souffrance physique, mais
une souffrance psychique. Il s’agit dans le cas présent d’une souffrance
narcissique, d’une blessure de l’amour-propre. Suivant l’âge de l’enfant,
les circonstances, la durée de la dépossession et la répétition des
agressions, l’enfant développera divers symptômes tel que des troubles du
sommeil (incroyablement persistant), un trouble oppositionnel, de
l’hyperactivité, des manifestations psychosomatiques ou autres.

Jetons un regard vers le passé: Jusqu’au début de 1800, dans les milieux
populaires, les enfants travaillaient et n’avaient pas le temps de jouer.
Les (rares) jouets étaient réservés aux enfants des familles bourgeoises (la
poupée d’enfant est apparue au 17ème siècle). Vers 1850, l’industrialisation
rend les jouets plus accessibles. Le métal et les matières synthétiques
remplacent le bois et la porcelaine. Les premiers ours en peluche sont
fabriqués en 1902. C’est aux alentours des années 1960-1970 que l’usage des
animaux en peluches et des jouets se répandra progressivement dans toutes
les familles, riches et pauvres, et surtout de plus en plus jeune, déjà dès
le berceau, dans les pays industrialisés.
Le pédagogue canadien Daniel Kemp (de même qu’une multitude d’enseignants)
affirme que la personnalité des enfants s’est modifiée aux alentours des
années 1960-1970. Il parle d’une mutation et appelle ces mutants des enfants
téflons. Il décrit ces enfants téflons (env. 30% des enfants) comme étant
très égoïstes, agressifs; ils ne semblent pas souffrir de la solitude, ils
ne ressentent pas de culpabilité; les parents ont de la peine à les faire
obéir, les punitions ont peu d’effet sur eux, ni les récompenses. C’est
aussi à partir des années 1960-1970 que les spécialistes de la santé mentale
observent un changement des maux psychiques dominants: le névrosé
traditionnel est supplanté par le narcissique qui n’a pas appris la
frustration.
Vous aurez remarqué par vous-même que cette mutation du caractère des
enfants et ce changement des maux psychiques dominants s’est fait exactement
en parallèle avec la généralisation de l’usage des animaux en peluches et
des jouets dans toutes les familles, riches et pauvres, et surtout de plus
en plus jeune, déjà dès le berceau, dans les pays industrialisés.

Maria Montessori, dans son livre intitulé ‘L’enfant’, décrit la situation
des enfants pauvres en 1906. La situation est extrêmement simple: ils ne
possèdent aucunes affaires à eux, pas un seul jouet. A partir du moment où
l’enfant agit, marche, touche aux objets qui l’entourent, la mère l’envoie
jouer dans la rue (dans la cour). Les enfants du peuple, en courant toute la
journée dans la rue, ne fatiguent pas leurs mères.
M. Montessori décrit les 50 enfants pauvres de 3 à 6 ans qu’elle a eu dans
son école enfantine en 1906. Elle dit que ce sont des enfants sincères,
joyeux, obéissant, qui crient quand ils s’enthousiasment, qui applaudissent,
courent, remercient avec effusion, appellent, savent démontrer leur
gratitude, ils s’approchent de tout le monde, admirent tout, s’adaptent à
tout.
La caractéristique la plus visible de ces enfants à l’école enfantine est
leur activité concentrée sur un travail. Bien qu’il y eût à l’école des
jouets vraiment splendides mis à leur disposition, les enfants ne s’en
servaient jamais.
M. Montessori décrit ensuite les enfants des écoles enfantines d’enfants
riches: les enfants s’arrachent les objets des mains les uns des autres. Le
sentiment de propriété attache l’enfant aux choses et les lui fait défendre
comme il défendrait sa propre personne. Les enfants se battent avec d’autres
pour garder ce qui leur appartient. Ils se querellent continuellement entre
eux parce qu’ils veulent posséder le même objet et parce que chacun désire
celui de l’autre.
Ils passent d’un objet à l’autre sans persister avec aucun d’eux. Certains
sont incapables de rester tranquilles (=hyperactivité). Dans la plupart des
cas, le mouvement est sans but. Ils courent tout autour de la pièce sans
savoir pourquoi. Ils n’apportent, dans leurs mouvements, aucun respect pour
ce qu’ils manient. Ils ne peuvent se fixer sur aucun travail. Parfois, ils
se roulent par terre et renversent les chaises. Ils se montrent désorientés
dans le travail et réfractaires à toutes directives. On trouve ces
difficultés plus ou moins aiguës chez tous les enfants riches dont la
famille affectueuse s’occupe intelligemment!!?
M. Montessori croit que les enfants riches finissent par surmonter leurs
difficultés. Le retour à la normale voit disparaître le désordre, la
désobéissance, l’égoïsme, la dispute, le caprice, l’attachement, la
soumission, etc.
Mais tous ne surmontent pas leurs difficultés. Les premiers caprices de
l’enfant sont les premières maladies de l’âme. Les caprices sont
l’expression d’une perturbation intérieure; ils se manifestent par un moment
d’activité inutile et désordonnée. Ces enfants deviennent impénétrables,
vides, incapables, capricieux, ennuyés, hors de la société. Leur attention
n’est attirée que par les choses qu’ils désirent posséder. Presque toutes
les déviations morales sont la conséquence de ce premier pas qui doit
décider entre l’amour et la possession. Ce phénomène par lequel l’homme
s’attache à des choses qu’il ne veut pas céder, même si elles lui sont
inutiles, est un poison à l’équilibre fondamental du psychisme.

Maintenant que je vous ai expliqué comment les enfants deviennent d’affreux
petits monstres, vous comprenez qu’il faut apprendre aux parents à ne pas
perturber leurs petits enfants avec des jouets artificiels ou des animaux en
peluches. L’idéal serait d’élever les enfants comme au début du 19ème
siècle, quand les animaux en peluches et les jouets artificiels n’existaient
pas dans les milieux populaires.

LA CAUSE DE L’HYPERACTIVITE

1. Introduction

Pour comprendre les blessures psychiques qui conduisent à l’hyperactivité,
il y a deux concepts à connaître. Il s’agit du concept de la sphère intime
et du concept de l’appareil pulsionnel.

2. La sphère intime

La sphère intime est une sphère qui englobe tout ce qui est cher à une
personne, tout ce à quoi elle tient, tout ce dont elle regretterait la
perte. Chaque personne a sa propre sphère intime. Pour une personne
ordinaire, la sphère intime englobe, en général, son conjoint, ses enfants,
la personne elle-même, son métier, sa voiture, sa maison, etc.
La sphère intime n’a pas de limites nettes. A l’extérieur de la sphère
intime se trouve tout ce qui est indifférent à la personne.

3. L’appareil pulsionnel

L’appareil pulsionnel est la source des pulsions.
L’appareil pulsionnel est sensible à toutes les agressions contre la sphère
intime. Les agressions contre la sphère intime, ce sont les agressions
contre quelque chose qui appartient à la sphère intime. Les agressions
contre la sphère intime mettent l’appareil pulsionnel sous pression. Chaque
fois que l’appareil pulsionnel est sous pression, il y a une pulsion; dans
le cas présent, la pulsion est le désir de repousser l’agression. Si la
personne parvient à repousser l’agression, l’appareil pulsionnel décompresse
et la pulsion disparaît. Comme l’appareil pulsionnel est extrêmement
sensible, il est sensible non seulement aux agressions mais également aux
menaces, aux provocations, à tout ce qui met la sphère intime en danger.
Quand l’appareil pulsionnel est sous pression, c’est une sensation
désagréable, pénible, difficile à supporter. Quand l’appareil pulsionnel
décompresse, c’est une sensation agréable.
Quand l’appareil pulsionnel est mis sous forte pression, il souffre car il
est très sensible et fragile, mais dans les aléas de la vie quotidienne, la
pression est généralement faible et sans souffrance.
L’appareil pulsionnel agit aussi par anticipation pour prévenir les
agressions en poussant à la recherche de prestige. Le prestige est en effet
une démonstration de force, une démonstration de puissance qui impose le
respect donc prévient les agressions. (L’appareil pulsionnel n’attend pas
que la personne soit morte pour pousser à l’action. Quand on est mort, c’est
trop tard pour agir.)
La recherche de prestige est importante car il faut avouer qu’il y a une
tendance tristement humaine à mépriser et à rejeter la faiblesse et la
pauvreté.
La recherche de prestige a un rôle double puisque le prestige joue un rôle
également dans le domaine de la séduction.
Il y a plusieurs façons d’acquérir du prestige, par exemple en achetant une
voiture luxueuse, en portant des habits luxueux, en possédant une belle
maison ou en exerçant une profession prestigieuse, etc.
Le sport aussi permet d’acquérir du prestige puisqu’il permet de montrer sa
force, de montrer sa supériorité sur les adversaires.
Dans la vie quotidienne, la pulsion de l’appareil pulsionnel est appelée
orgueil dans les affrontements sportifs, vanité quand on recherche le luxe,
jalousie quand on désire le bien d’autrui, égoïsme quand on rapporte tout à
soi et fierté dans d’autres cas.
La pulsion de l’appareil pulsionnel est impliquée aussi quand il y a désir
de séduire mais dans ce cas c’est le besoin d’amour qui stimule (met sous
pression) l’appareil pulsionnel.
L’appareil pulsionnel peut être stimulé de trois façons schématiquement:
quand il y a une agression, quand il y a besoin d’amour et pour subvenir aux
besoins quotidiens (nourriture, etc.).

En résumé:
Le fonctionnement de l’appareil pulsionnel consiste à déclencher des
pulsions.
La fonction physique de l’appareil pulsionnel est de rechercher
l’épanouissement de la personne, de perpétuer la vie (pulsion de vie).

4. Le traumatisme à l’origine de l’hyperactivité

Ce qui provoque le traumatisme à l’origine de l’hyperactivité, c’est quand
quelqu’un prend le jouet d’un petit enfant (contre son gré).
L’enfant souffre de la dépossession de son jouet. Il désire le récupérer.
S’il ne peut pas le récupérer, il souffre davantage; et comme il souffre
davantage, il désire encore plus le récupérer pour mettre fin à sa
souffrance. S’il ne peut toujours pas le récupérer, il souffre encore
davantage. Et plus il souffre, plus il désire son jouet; et plus il le
désire, plus il souffre. C’est un cercle vicieux, une spirale infernale.
Les gens qui s’occupent des petits enfants ont certainement déjà vu une
crise de cris et/ou de larmes (parfois un cri suraigu) d’un petit enfant à
qui on a pris son jouet.
Analysons les événements avec les concepts exposés précédemment. L’enfant
est attaché à son jouet. Le jouet fait donc partie de sa sphère intime.
Quand quelqu’un lui prend son jouet, c’est une agression contre sa sphère
intime. (L’agression est spécialement fortement ressentie lorsque le jouet
lui est arraché des mains). Automatiquement, son appareil pulsionnel est mis
sous pression. Quand l’appareil pulsionnel est sous pression, il y a une
pulsion. Dans le cas présent, la pulsion est le désir de récupérer son
jouet. S’il ne peut pas récupérer son jouet, l’agression se confirme. La
pression sur l’appareil pulsionnel augmente et le désir de récupérer son
jouet devient impérial. S’il ne peut toujours pas le récupérer, l’agression
devient criante. La pression sur l’appareil pulsionnel devient trop forte.
Cette pression trop forte abîme probablement les tissus cérébraux qui
constituent l’appareil pulsionnel.
A première vue, l’agression qu’a subie l’enfant a l’air sans conséquence et
pas grave du tout. Malheureusement l’enfant n’a pas la maturité psychique
suffisante pour faire face à la situation; il ne sait pas renoncer à son
jouet. Il est comme un lièvre pris à un collet qui sent que ça l’étrangle.
Et comme ça l’étrangle, il tire; et plus il tire, plus ça l’étrangle, et
plus ça l’étrangle, plus il tire.
A partir du moment où un enfant aura subi le traumatisme originel, son
appareil pulsionnel restera déséquilibré, abîmé et malade.
Je pense qu’il faut en général plusieurs agressions pour provoquer dans un
premier temps une exacerbation, puis une fragilisation et finalement la
blessure de l’appareil pulsionnel pour que l’enfant devienne hyperactif.

5. Les erreurs à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif

Pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif, il ne faut pas lui donner de
jouets ni d’animaux en peluche depuis la naissance jusqu’à l’âge de trois
ans environ; il ne faut pas non plus lui donner d’instruments de musique
jusqu’à l’âge de quatre ans environ.
Tous les jouets élaborés (personnalisés) sont interdits, par exemple les
poupées, les animaux en peluche, les voitures miniatures, les animaux en
plastique, etc.
Tous les instruments de musique sont interdits, par exemple le piano, la
guitare, la trompette, le violon, etc.
Je conseille de bannir définitivement les jouets pour petits enfants car
avant l’âge de quatre ans ils portent malheur et après l’âge de sept ans
l’enfant est trop grand pour jouer avec; de plus les enfants de moins de
quatre ans pourraient prendre les jouets de leurs frères plus grands.
Les petits enfants peuvent cependant s’amuser dans la nature avec les jouets
naturels (non-personnalisés) qu’ils trouvent comme par exemple les cailloux,
les bouts de bois, la terre, l’herbe, les escargots, les dent-de-lion, etc.
Les enfants ont la possibilités de se développer en pratiquant de multiples
activités et jeux comme courir, chanter, jouer à cache-cache, à tape-chaîne,
à tape-rien, aller à la piscine, regarder la télévision, jouer à la
balançoire, au toboggan, jouer avec les animaux (les animaux vivants, pas
les jouets), cueillir des fruits, se promener en forêt, grimper aux arbres,
etc., etc.
Vers l’âge de quatre ans, si l’enfant demande (de lui-même) un jouet, on
peut supposer qu’il ait atteint la maturité psychique suffisante pour lui
donner le jouet qu’il demande.
Laissez l’enfant fabriquer lui-même ses jouets; s’il fabrique lui-même un
jouet, il est assez mûr psychiquement pour l’avoir.
Les parents qui croient que leur enfant sera malheureux de ne pas avoir de
jouets doivent savoir que les enfants ne peuvent pas souffrir de ne pas
avoir quelque chose qu’ils ne connaissent pas. Ulrich Braeker raconte
d’ailleurs dans ces mémoires: “J’étais un gamin aussi insouciant qu’on peut
l’être. Il me fallait mes trois repas par jour, je ne demandais rien de
plus”.

LA THEORIE DE L’ATTACHEMENT DE BOWLBY POUR EXPLIQUER L’HYPERACTIVITE

John Bowlby, qui fut président de la société britannique de psychanalyse et
président de l’association internationale de psychiatrie infantile, explique
l’origine de l’hyperactivité dans son chef-d’oeuvre intitulé “Attachement et
perte”.

Je vous cite quelques passages:
– La perte de l’être aimé est l’une des expériences les plus intensément
douloureuse qu’un être humain puisse subir (p.20, vol.3).

– Ma thèse est que chez un jeune enfant une expérience de séparation ou de
perte de la figure maternelle est susceptible de provoquer la survenue de
processus psychologiques cruciaux en matière de psychopathologie (p.38,
vol.3).

-Les modes les plus habituels de réaction des enfants à la perte d’un parent
comprenaient la tristesse ou l’angoisse chronique ou un mélange des deux;
nombre d’entre eux devaient développer des symptômes somatiques mal définis.
Cependant, bien que nombre d’entre eux paraissaient manifestement triste et
angoissés, nombreux étaient ceux qui ne l’étaient pas. Au contraire, environ
le tiers étaient hyperactifs et manifestaient un plus ou moins grand degré
d’agressivité. Certains attaquaient leurs pairs ou des adultes sans aucune
provocation, ou encore détruisaient des objets inexplicablement (p.410,
vol.3).

-Jusqu’ici nous nous sommes occupés seulement des différentes figures
humaines vers lesquelles le comportement d’attachement peut être dirigé.
Mais il est bien connu que certaines composantes du comportement
d’attachement sont parfois dirigées vers des objets inanimés (le doudou). Il
est concevable que tout le comportement d’attachement d’un enfant puisse
être dirigé vers un objet inanimé et pas sur une personne. Mais si une telle
condition devait durer, elle serait certainement défavorable à la santé
mentale future.
Les mères connaissent bien le rôle majeur que joue pour la paix d’esprit
d’un enfant l’objet particulier qu’il dorlote habituellement.
Le statut cognitif de ces objets, comme on peut le présumer raisonnablement,
est équivalent, à chaque stade de développement de l’enfant, à celui de sa
principale figure d’attachement.
Même s’il est inanimé, cette sorte d’objet peut fréquemment tenir lieu de
figure d’attachement (p.411-417, vol.1).

En conclusion:
Puisque la perte de la figure maternelle (figure d’attachement) entraîne de
l’hyperactivité chez le tiers des enfants et que le doudou peut fréquemment
tenir lieu de figure d’attachement, il est concevable que la séparation ou
la perte du doudou puisse aussi entraîner de l’hyperactivité.

La théorie de l’attachement de J.Bowlby est maintenant enseignée à tous les
étudiants de psychologie.

LA CAUSE PRINCIPALE DE L’AGRESSIVITE

Beaucoup de gens s’interrogent sur l’agressivité, la violence, les
incivilités de la jeunesse dans la société d’aujourd’hui. J’affirme et je
vais prouver que les jouets sont la cause principale de l’agressivité des
petits enfants, le risque avéré étant que ces enfants développent un
tempérament agressif qui persiste.
Pour prouver que les jouets sont la cause principale de l’agressivité des
petits enfants, la meilleure méthode est d’observer les petits enfants. Ce
travail d’observation a été effectué par le professeur de psychologie
R.Tremblay et son équipe de l’université de Montréal, par Maria Montessori
et par moi-même.
Je présente en premier des extraits de l’étude du professeur R.Tremblay qui
demeure parmi les plus importantes études du genre dans le monde; sa valeur
statistique est incontestable:

Imaginez que dans un groupe 80% des gens se poussent, se mordent et se
donnent des coups de pied; qu’une personne sur quatre frappe de toutes ses
forces dans l’intention de faire mal; que certaines soient même cruelles,
tyranniques…

Tous les jours, dans les garderies du Québec, de telles scènes se déroulent
sous les yeux du personnel qui s’efforce de pacifier les querelles avec des
baisers et des gestes apaisants. “Inévitablement, raconte le professeur de
psychologie Richard Tremblay, lorsque je présente au cours d’un colloque une
vidéo montrant une agression de bambin, on entend des rires dans la salle.
On ne peut pas croire que ces enfants vivent l’étape la plus agressive de
leur vie…”

Le directeur du Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez
l’enfant (GRIP) a publié dans une revue majeure, Child Development, un
article qui pourrait avoir d’importantes répercussions tant en psychologie
qu’en criminologie et même en philosophie. Cet article, écrit avec Daniel
Nagin, de l’Université Carnegie Mellon, démontre que l’agressivité diminue
avec l’âge. “De nature, l’enfant sait agresser les autres. Il apprend à ne
pas le faire”, dit le professeur Tremblay.

Après avoir suivi pendant 10 ans plus d’un millier de garçons dont certains
sont devenus des criminels notoires, les auteurs concluent que les
comportements agressifs dans les garderies peuvent ouvrir la voie à la
délinquance. Mais tous ne deviennent pas des criminels. La plupart se
rangent du côté des gens qui ont compris que l’agression physique n’est pas
le meilleur moyen d’arriver à ses fins. Seul un garçon sur huit, parmi ceux
qu’on a désignés comme particulièrement agressifs en milieux de garde,
manifestera des comportements similaires à l’adolescence.

Mais les agressions sont alors plus graves et, dans la salle, plus personne
ne rit.

Dans un autre article paru dans Criminal Behavior and Mental Health, M.
Tremblay et ses collaborateurs affirment, chiffres à l’appui, que l’être
humain connaît l’apogée de son agressivité non pas à 25 ans ni à 16 ans,
mais bien à… 17 mois. Même les criminels dangereux, les délinquants
violents, les tueurs en série les plus recherchés ne sont pas aussi
agressifs, toute proportion gardée, que les chérubins dans les jardins
d’enfants.

“N’importe quelle professionnelle des milieux de garde vous dira qu’on doit
protéger les enfants les uns des autres. On ne les laisse pas jouer avec des
couteaux de cuisine par exemple: ils pourraient blesser quelqu’un. Pour
nous, spécialistes du développement, ce n’était même pas évident!” dit le
chercheur en riant.

L’agression physique est une sorte de réflexe inné qui disparaît au rythme
où l’enfant s’intègre dans la société, notamment à mesure qu’il fait
l’apprentissage du langage. La violence, la délinquance et même les
homicides trouveraient donc racine non pas dans un quelconque traumatisme de
l’adolescence, mais dans la petite enfance. A partir du premier jour
d’école, la fréquence des agressions physiques diminue pour ne subsister que
chez une minorité de jeunes. Ce sont ceux-là qui “tournent mal”, comme on
dit…

“Depuis des années, les chercheurs se demandaient pourquoi certains
adolescents deviennent des adultes violents et d’autres, non. Ils
cherchaient le déclic, le ‘onset’, comme disent les Américains. En suivant
un groupe de jeunes à partir de la maternelle et jusqu’à l’âge adulte, j’ai
dû me rendre à l’évidence. Il fallait regarder avant.”

L’équipe du GRIP s’est donc penchée sur une cohorte d’enfants de zéro à cinq
ans. Une seconde surprise attendait les chercheurs. “C’est durant la
deuxième année de l’existence que les enfants commencent à exprimer de
l’agressivité. Nous avons observé qu’une infime partie des sujets mordent,
poussent et tirent délibérément les cheveux des autres avant leur premier
anniversaire alors que la proportion passe à 80% au cours des mois suivants.
Dans certains cas, on peut compter des agressions toutes les 15 minutes,
soit plus souvent que pour n’importe quel criminel dangereux”, explique M.
Tremblay.

Une transformation s’opère à la garderie même, entre la deuxième et la
troisième année d’existence. Plutôt que d’arracher un jouet à son voisin,
l’enfant dialogue avec lui. Il apprend, bref, à utiliser l’argumentation
plutôt que la force pour arriver à ses fins.

C’est par l’intermédiaire d’une étude longitudinale que M. Tremblay a pu
observer ce phénomène. Une sélection de 551 enfants a été faite par les
chercheurs dans le but de les suivre à la trace. Les personnes les mieux
placées pour noter les gestes de leur bambin, les mères dans 98% des cas,
ont été mises à contribution. Elles ont scrupuleusement tenu à jour un
registre. Chaque comportement agressif du bébé était consigné: poussées,
coups de pied, morsures et autres gestes batailleurs.

Je présente maintenant mes propres observations:

J’ai observé un frère et une soeur dans la cour de la maison chaque matin
(sauf le week-end) pendant 90 jours. La fille avait 3 ans (36 mois) et le
garçon 2 ans (24 mois), au début il ne savait presque pas parler. Pendant 90
jours, je les ai vu chaque jour se disputer une fois -quelques fois même
deux fois- pour la possession d’un jouet. Parfois ils se tapaient, parfois
ils se griffaient au visage, une fois ils se sont tiré les cheveux, trois
fois je les ai même vu se mordre pour la possession d’un jouet. La majorité
des disputes était cependant sans atteintes corporelles. Je les ai aussi vu
se disputer pour une place sur la balançoire, pour la place assise au piano
et pour la possession d’un chariot. Je n’ai pas observé d’autres motifs de
dispute que la possession de jouets ou autres objets. Deux fois j’ai observé
le garçon en rage se jeter par terre et donner des coups par terre avec sa
tête -une fois sur un sol en bois, une fois sur un sol en béton- parce que
sa soeur ne voulait pas lui donner le jouet qu’elle avait.

Je présente maintenant les observations que Maria Montessori a écrit dans
son livre intitulé “L’enfant”.

M. Montessori décrit la situation des enfants pauvres en 1906. La situation
est extrêmement simple: ils ne possèdent aucunes affaires à eux, pas un seul
jouet.
M. Montessori décrit les 50 enfants pauvres de 3 à 6 ans qu’elle a eu dans
son école enfantine en 1906. Elle dit que ce sont des enfants joyeux. Bien
qu’il y eut à l’école des jouets vraiment splendides mis à leur disposition,
les enfants ne s’en servaient jamais. La caractéristique la plus visible de
ces enfants à l’école enfantine est leur activité concentrée sur un travail;
ils sont disciplinés, l’agressivité est rare.
M. Montessori décrit ensuite les enfants des écoles enfantines d’enfants
riches: Le sentiment de la propriété attache l’enfant aux choses et les lui
fait défendre comme il défendrait sa propre personne. Les enfants se battent
avec d’autres pour garder ce qui leur appartient. Ils se querellent
continuellement entre eux parce qu’ils veulent posséder le même objet et
parce que chacun désire celui de l’autre; et voilà l’origine de réactions
bien différentes de l’amour et qui engendrent la lutte et la guerre pour un
rien. Ce n’est pas, en réalité, pour un rien; c’est pour un fait très grave:
c’est un mal intérieur et non l’objet convoité qui fait agir.

En résumé:

– L’être humain connaît l’apogée de son agressivité vers 17 mois (chez les
enfants élevés avec des jouets).
– Vers deux ans, les enfants se disputent souvent et presque toujours pour
la possession d’un jouet ou autre objet.
– Les petits enfants élevés sans jouets sont rarement agressifs. (N’ayant
pas de jouets, ils n’ont pas de motifs de dispute; jusqu’en 1800 les enfants
du peuple travaillaient et n’avaient pas de jouets.)

Ces trois constatations suffisent pour conclure, mais j’ajouterai quand
même:

– En 1906 la télévision n’existait pas et pourtant les petits enfants riches
se disputaient déjà continuellement. Ce n’est donc pas la télévision qui les
rendait agressifs.
– Vers 17 mois, les enfants ne parlent pratiquement pas. Ce ne sont donc pas
des paroles blessantes qui les font se battre.

En conclusion:

Les jouets sont la cause principale de l’agressivité des petits enfants.
Les jouets sont la cause principale de l’agressivité des petits enfants.
Les jouets sont la cause principale de l’agressivité des petits enfants.

Le risque avéré est que ces enfants développent un tempérament agressif qui
perdure. Un garçon sur huit parmi ceux qu’on a désigné comme
particulièrement agressifs à la garderie manifestera des comportements
similaires à l’adolescence, mais alors les agressions sont plus graves.

CE QU’ILS EN DISENT

Françoise Dolto, célèbre psychanalyste, dans son livre intitulé “L’image
inconsciente du corps” (p. 220-221):

Le doudou constitue un fétiche archaïque de la relation du bambin à la mère
lactante qui fut indispensable à sa sécurité. L’absence occasionnelle de ce
fétiche, seul symbole du sujet en relation de continuité à son environnement
connu, sécurisant, référé aux entités tutélaires de l’espace maternant,
plonge l’enfant dans la plus grande angoisse. On connaît cette angoisse des
enfants qui n’ont pas au coucher leur doudou; mais si la mère est présente
et qu’elle les console, et leur permet de régresser avec elle, plus elle
parle abondamment de la perte de cet objet avec eux, plus vite ils se
sortiront de la régression réactionnelle à cette perte. Ce qui est grave,
c’est quand les enfants n’ont que cet objet demeuré de leur passé, et rien
d’autre, aucune relation par laquelle prendre le relais de leur relation à
leur mère, ni jeux variés, ni chansons, ni paroles. Ces enfants-là sont en
très grand danger, pour peu qu’ils perdent leur doudou. C’est peu de temps
après qu’ils tombent progressivement, sans que personne s’en rende compte,
dans un autisme, secondaire celui-là. Tant qu’ils avaient leur doudou, ils
étaient relativement en relation avec le monde. Le doudou disparu, ils
entrent progressivement dans un autisme secondaire qui fait penser à un
genre de somnambulisme. Les pulsions archaïques orales ne peuvent être
relayées par des pulsions anales et prégénitales dans les rapports avec la
nourrice ou d’autres personnes. Le sujet perd certaines composantes de son
image du corps qui reliaient son désir à son corps, et en arrive à présenter
des troubles somatiques (surtout l’insomnie) et des troubles digestifs,
accompagnés de détresse. Cet état provoque chez les parents des fantasmes de
mauvais soins concernant la nourrice chez qui l’enfant est tombé malade. On
le met à l’hôpital, en observation, et ce sont des réactions en chaîne
d’enfants traumatisés par la perte du doudou qui venait remplacer la mère;
le perte opère comme si c’était une séparation précoce d’avec la mère
elle-même telle que je l’ai décrite plus haut. Tous ces troubles précoces de
la communication entraînent toujours des séquelles, même si l’enfant réussit
à surmonter l’épreuve. Il en reste toujours quelques anomalies du langage au
sens large du terme. Le schéma corporel, correspondant à son âge, ne s’étant
pas croisé avec les médiations nécessaires à l’élaboration d’une image du
corps correspondante, il s’ensuit un retard psychomoteur et un retard de
langage.

Remarque: A l’époque où F.Dolto a écrit son livre, le terme trouble
déficitaire de l’attention était inconnu. Vous aurez devinez que ce que F.
Dolto appelle un autisme secondaire qui fait penser à un genre de
somnambulisme correspond à ce qu’on appelle aujourd’hui le trouble
déficitaire de l’attention.

D. W. Winnicott, célèbre psychanalyste:

La présentation trop précoce de l’objet ôte à l’enfant la possibilité de
faire l’expérience du besoin, puis du désir, représente une irruption
brutale dans l’espace de cet enfant, irruption dont il doit se protéger en
créant un faux self.
La notion de faux self est particulièrement difficile à saisir: il s’agit
d’une sorte d’écran artificiel entre le vrai self caché, protégé et
l’environnement quand cet environnement est de mauvaise qualité, trop
intrusif. Contrairement au vrai self, le faux self n’est pas créatif, ne
donne pas à l’enfant le sentiment d’être réel. Il peut être à l’origine
d’une construction défensive contre la crainte d’un effondrement et
représente le concept qui fait le lien entre le développement normal et le
champ du pathologique.

Il est possible de décrire une pathologie marquée par un investissement
excessif de l’objet transitionnel (=le doudou). Normalement le destin de
l’objet transitionnel, dit Winnicott, est de disparaître progressivement
“dans les limbes” ; il n’est ni détruit, ni abandonné, mais l’investissement
que l’enfant fait de cet objet se délite peu à peu. En revanche, certains
enfants ne peuvent renoncer soit à l’illusion de toute-puissance sur
l’objet, soit à la protection régressive qu’il apporte. Ils le conservent
bien au-delà de l’âge habituel (5-6 ans). Ce sont des enfants qui présentent
de petits traits névrotiques anxieux et immatures. Winnicott souligne que
cet objet risque de devenir un objet fétiche de la vie sexuelle adulte si
l’enfant, puis l’adolescent ne peut y renoncer.

Béla Grunberger, un célèbre spécialiste sur le narcissisme, dans son livre
intitulé “Le narcissisme”:

Les pulsions, nous le savons, ne peuvent naître que de la frustration, donc
de la blessure narcissique

L’EDUCATION DU PETIT ENFANT SANS JOUETS ARTIFICIELS

Dès que l’enfant a appris à marcher, il manifeste avec impétuosité son désir
de mouvements et de jeu. Le jeu est la plus riche source de joies
enfantines. Il assure à l’enfant un développement sain et normal.
Les enfants souffrent de la solitude et de l’ennui; ils ont besoin de
société, de compagnons de leur âge. Les parents qui n’ont qu’un enfant
seront bien avisés de le placer le plus tôt possible dans un jardin
d’enfants. Ainsi seulement ils parviendront à mettre de la joie dans la vie
de leur enfant.
Les enfants qui ont grandi sans animaux en peluches ni jouets artificiels
sont toujours gais. Ils s’amusent avec les jouets naturels qu’ils trouvent
dans les bois, au bord de la mer tel que coquillages, pierres, racines aux
formes bizarres. Ils s’amusent aussi avec des bouts de bois, des boîtes, des
ficelles, etc., qui leur permettent de fabriquer eux-mêmes leurs jouets, et
leurs jeux ne sont ni monotones, ni ennuyeux.
Il y a malheureusement aussi des petits enfants qui ne savent pas se
distraire longtemps. Voici quelques suggestions pour les occuper gaiement:

Le tas de sable
Le tas de sable est un lieu apprécié par les jeunes enfants. Ils
construisent des forteresses, des montagnes, des canaux et bien d’autres
choses. Avec quelques cailloux et des morceaux de bois, ils construisent des
routes, des maisons, etc. Les enfants ne se lassent jamais de jouer au
sable.

Les chansons enfantines
La chanson accompagne nécessairement les rondes et bien d’autres
divertissements auxquels elle donne un charme merveilleux. Les refrains
toujours les mêmes réjouissent les petits, le rythme simple les entraîne
dans sa cadence. Les chansons apprises dans la cour embellissent la vie de
nos enfants.

Les contes
Faites découvrir aux enfants le monde merveilleux des contes. Racontez-leur
les vieux contes populaires, le petit Chaperon rouge, Cendrillon, La belle
au bois dormant, Hansel et Gretel, etc., dont vos mères et grand-mères ont
bercé votre enfance. Les contes sont une source intarissable
d’émerveillement pour les petits.

Jeux de plein air
Les enfants aiment jouer en bande sur un pré ou sous les arbres. Il faut
plaindre les enfants des grandes villes qui n’ont que rarement l’occasion de
se démener ainsi en plein air. Rien n’est aussi profitable à la jeunesse que
de courir et jouer au soleil. Lorsque vos enfants sont incapables de se
tenir tranquilles dans leur chambre, envoyez-les jouer dehors.
Les enfants aiment aussi beaucoup aller à la piscine. La cueillette des
fruits est également très appréciée. Quel plaisir de manger des cerises
perché dans un cerisier!

Jeux de société
Il existe des quantités de jeux de société très distrayants pour les
enfants. On peut citer, par exemple, la marelle, cache-cache, les tapes
(tape-rien, tape-chaîne), un deux trois petit poisson rouge (jeux
d’immobilité), etc. Chaque mère en découvrira d’autres dans ses souvenirs
d’enfance.

Passe-temps
Lorsque le mauvais temps retient les enfants à la maison, on leur proposera
des occupations intéressantes. Dès l’âge de 4 ou 5 ans , les enfants aiment
beaucoup les découpages, même s’il ne s’agit que des images d’un catalogue;
ils exécutent également avec plaisir des jeux de pliage faciles et autre
travaux faits avec du papier (chapeaux de gendarmes, cocottes, bateaux,
chaînes de papier, etc.). Les coloriages ont aussi beaucoup de succès. Une
ficelle tendue entre les doigts permet à l’enfant de réaliser des figures
comme le parachute, la tour Effel, le noeud magique, etc.

Les jouets
Dès l’âge de 1 ou 2 ans, on pourra donner des petits cubes et autre formes
simples en bois.
Vers l’âge de 4 ans, on pourra donner une balle, une corde à sauter, une
trottinette et autres jeux procurant du mouvement, des boîtes de crayons,
des pâtes à modeler, des pelles et des seaux.

Les livres
Dès que l’enfant aura appris à lire à l’école, on pourra lui proposer de
lire des livres d’enfants

LE DOUDOU ET L’ECOLE

Comment un enfant de 3 ans peut-il comprendre qu’il est nécessaire de lui
supprimer son doudou tout simplement parce qu’il entre en maternelle? La
rupture est souvent plus compliquée que de se séparer de maman.